Des cartes SIM trafiqués, qu’en est-il des numéros de téléphones ?

À Orléans, des millions de cartes SIM ont été détournées selon les enquêteurs du Groupe d’intervention régional. Le trafic enrichissait un groupe d’escrocs depuis quelque temps.

Face à ce détournement, les trois grands opérateurs de la téléphonie mobile dont Orange, l’ancienne SFR et Bouygues ont perdu plus de 5 millions d’euros en une année. Quel serait le but de ce trafic ? Qu’en est-il des numéros de téléphones distribués en dehors des réseaux des fournisseurs mobiles légaux ?

Comment ces escrocs procèdent-ils ?

Les escrocs disposent toujours d’une idée ingénieuse pour obtenir des gains démesurés. Pour ce trafic, ils ont réussi à en tirer profit grâce à de simples numéros de téléphones achetés frauduleusement. À partir d’un faux numéro de carte bancaire, les malfaiteurs acquièrent de véritables cartes SIM prépayées qui leur serviront par la suite à appeler des numéros surtaxés afin d’obtenir des codes audiotels.

Ces cryptes sont utilisées sur des sites de jeux en ligne permettant d’empocher de l’argent substantiel. La cellule gouvernementale n’a pu déceler ce détournement qu’en 2012, mais ce type de trafic continue de gagner de la place.

Des interpellations depuis octobre 2013

Depuis octobre 2013, une première interpellation a été effectuée dans le sud de la France. Février 2014, un couple chalettois dans les trentaines d’années a été arrêté par l’intermédiaire d’une grosse somme versée en leur compte à partir d’appels surtaxés.

La poursuite semble prendre une bonne tournure, car dernièrement, quatre autres malfaiteurs ont été interpellés dans la région parisienne. En somme, plus d’une quinzaine de personnes sont actuellement sous enquête pour escroquerie et blanchiment d’argent. L’enquête continue afin de déterminer si d’autres complices rodent toujours sur le territoire français, au sein de boutiques de téléphonie pour se procurer des puces et distribuent illégalement de faux numéros de téléphones.

Celle-ci a pour but de protéger d’intérêt des fournisseurs mobiles, mais également afin de veiller à la sécurité des abonnés, et permettre l’identification des titulaires des numéros. Sur ce, il est donc plus prudent de récupérer une carte SIM auprès d’une boutique agréée par les opérateurs téléphoniques.