Comment les services de renseignement collectent-ils les données d’Orange ?

Depuis plus d’une décennie, il paraissait que l’opérateur France Telecom, actuellement Orange jouait un rôle très important dans la collecte de données pour les services de renseignement français.

La DGSE ou Direction générales de la sécurité extérieure faisait également partie des bénéficiaires, et ceci d’une façon vraiment illégale. Ont-ils vraiment le droit d’assembler les données personnelles des clients d’Orange ? N’y a-t-il pas d’autres supports pour ce faire ?

Un accès total aux réseaux d’Orange ?

Par l’intermédiaire d’Orange, le gouvernement français a mis en place un système permettant de capter les données qui détalent de leur contrôle. Apparemment, il est donc fort probable que l’une des forces de la DGSE ne s’est pas contentée d’obtenir des autorisations d’accès par le législateur, mais également de disposer de tous les pouvoirs lui permettant d’accéder librement aux données des clients d’Orange via les réseaux de l’opérateur.

Ceci dit, cette opération a été effectuée dans le seul but de lutter contre le terrorisme et à la criminalité organisée. Sur ce, la procédure se fait uniquement sur autorisation du Premier Ministre suite à un contrôle effectué par la CNCIS pour un délai limité à quatre mois. Les services de renseignement peuvent alors savoir qui donc est le titulaire de chaque numéro Orange.

Qu’en est-il des droits des clients ?

Jusqu’à ce jour, ni l’opérateur téléphonique Orange, ni les syndicats concernés n’ont pris l’initiative de défendre les droits des abonnés de ladite opérateur face à cette divulgation de leurs données personnelles sans leur consentement. Actuellement, bien d’autres supports ont été mis en ligne depuis des années pour permettre l’identification du titulaire d’un numéro. Les sites d’annuaire inversé en font partie. En se connectant sur un site, il est possible de découvrir qui donc se cache derrière un numéro inconnu. Comparé à la collecte des données directement chez un fournisseur mobile, un annuaire inversé semble être plus légal et peut être utilisé par tout le public. Les services de renseignement peuvent en faire de même.